Numériques

J’ai écouté ce matin l’édition de Répliques du 12 Novembre sur en gros l’impact du support numérique sur le livre, je ne sais pas où Alain Finkielkraut à trouvé ses inviter mais le mec censé être pour les nouveaux media et expliquer comment la disparition des libraires et des disquaires était une chance pour la création, un certains François Bon, a réussi par son attitude, l’inconsistance de son propos, la tendance a oublier de quoi il voulait parler au milieu de sa phrase, son français, mélange de termes littéraires et de français banlieue qui sonnait totalement faux. En gros le mec en question était une caricature et juste par sa présence à Répliques en sa qualité d’écrivain il donnait une bonne image de l’impact négatif que les nouvelles technologies ont sur la création artistique.
Quelque part les formats numériques pour la musique et les lecteurs MP3 ne sont pas un mal en soit mais la disparition des disquaires, où l’on pouvait essayer des disques au hasard et demander des conseils aux vendeurs, et leur remplacement par l’iTunes store par exemple ne va pas forcement aider. Bien sûr on peut faire la même chose sur iTunes et avoir une idée des trucs avant de les acheter mais le rapport humain n’est plus là. J’ai du mal à croire que le passage au numérique pour les livres et la disparition inexorable des librairies ne va pas avoir d’impact sur la diffusion des œuvres.
On pourrait bien sur opposer que le format numérique va permettre à l’autoédition de se développer et va permettre à plus d’auteurs de tenter leur chance sans passer par le filtre des éditeurs qui à dans le passé tué des carrières littéraires, Italo Svevo ou John Kennedy Toole par exemple aurait peut être publié plus d’un ou deux romans si les éditeurs frileux ne les avaient pas empêché de rencontrer leurs publiques ?

Sinon je me faisais aussi la réflexion que le monde très concurrentiel dans lequel nous vivons, dans la vie et particulièrement au travail avait forcement des influences négatives sur les gens notamment sur la perception que les gens ont d’eux même. Il y a de moins en moins de place pour les gens moins intelligent ou moins beau que la limite autorisée et cette limite semble allé plutôt en augmentant, disons que le seuil en dessous duquel on est considéré comme un boulet dont les entreprises doivent se débarrasser aurait tendance à augmenter ces derniers temps et j’ai l’impression que de plus en plus de gens sont amenés a se percevoir comme supérieur à ce qu’ils sont afin de rester au dessus de ce seuil et aussi sont amenés a tricher pour rester dans la course. Je ne suis pas sur que ce soit totalement politiquement correct de continuer sur ce message, autant arrêter pour le moment.

One thought on “Numériques”

  1. J’ai aussi écouté en partie cette émission pour me faire une idée des avantages et inconvénients de l’édition en ligne. Il est vrai que l’impact du numérique sur la vente de disques a eu des conséquences inattendues et insoupçonnées. De même que le téléchargement, légal ou illégal, de films et de musique a aussi eu un impact sur la vente de films ou leur location qui ont fait la fortune de quelques petits malins dans les années 90.
    Ceci étant, compte tenu de la frilosité des éditeurs papier, je me suis finalement décidé à soumettre trois manuscrits à un éditeur en ligne dont j’ai entendu beaucoup de bien sur France Culture il y a quelques semaines par un auteur qui serait resté inconnu s’il n’avait pas fait appel à un tel canal pour publier son oeuvre.
    Dans mon cas personnel, je ne prétend pas avoir atteint la perfection littéraire comme Proust ou Montherlant ou même Murakami, je ne prétend pas non plus vouloir à tout prix laisser une trace de ma triste existence pour la postérité, mais je serais assez satisfait tout de même que l’un de mes manuscrits soit publié par le canal du numérique.

    En ce moment, je retranscris des conversations que j’ai eu avec une de mes soeurs et j’apprécie beaucoup cet exercice qui nécessite deux ordinateurs (je pourrais faire avec un seul mais c’est plus facile avec deux bécanes) et ça m’a fait découvrir que parfois les dialogues écrits dans un livre n’ont pas la saveur de la spontanéité de la réalité. De plus il est difficile dans une conversation écrite dans une fiction de matérialiser les silences qui apparaissent dans une conversation spontanée parce qu’au cours de l’écriture d’une conversation fictive il est justement difficile d’imaginer des silences.

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