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Chiba Isumi

Suite et fin de notre week-end, nous avons tenté de faire une randonnée entre la plage et le phare de Taito, haut lieu touristique. Un ancien chemin de randonnée se termine en cul de sac, la « promenade » sur des dalles de béton posées sur des amoncellements fortement esthétiques de tétrapodes a été partiellement voire par endroit totalement détruite par les éléments, ça donne un espoir quand à la réhabilitation naturelle des côtes plus ou moins ravagées par les tétrapodes du Japon. Ils ne sont pas immortels.

Cette cote est assez belle, la roche très meuble est dégradée par la mer, ça doit être le même genre de roche qui a donné les «planches à lessive du diable» qu’on voit sur la côte est de Kyushu. Je ne sais pas si ce chemin de tétrapodes a été conçu pour protéger les côtes de l’érosion ou pour faire une balade romantique le long des côtes. Je penche pour la deuxième explication peut être à tort.

On a finalement réussi à rejoindre le phare par l’intérieur, il y a des coins vraiment sympas. Une assez chouette balade en fin de compte. Une série de photos d’un intérêt limité voire nul.

Haricot carré ?

C’est une sorte de haricots verts vraiment pas mal. Le prix est raisonnable alors que le prix des haricots verts est clairement déraisonnable.

Je les fais plutôt à la japonaise, sauté avec des lardons et du mentsuyu un mélange de soyu, dashi et sans doute d’autres trucs. Très bien pour faire des trucs sautés.

Rang

Sans chercher vraiment loin on doit pouvoir trouver un lien entre ces deux photos.

Des rangs de poireau (negi), je pense qu’on peut dire que le negi n’est pas à proprement parler un poireau. Disons que c’est un genre de poireau à la saveur un peu plus délicate. On peut admirer la beauté du sol volcanique.

Et une photo des travaux le long de la Zenpukujigawa, travaux qui durent depuis des années et qui vont sûrement encore durer un moment.

Cette rivière qui parcours l’ouest de Tokyo (a l’ouest de Shinjuku) bordée d’espaces verts sur des kilomètres était quand nous avions encore des petits enfants à sortir prendre l’air une de nos destinations favorites.

Toujours

Rien de vraiment nouveau mais sur de plus en plus de sujet et dans toute la sphère publique y compris dans l’entreprise (française et non japonaise en ce qui me concerne) j’ai l’impression qu’on nous apprend à tolérer l’intolérable, accepter comme vrais des choses visiblement fausses, vivre avec l’impression que les autres par leur acceptation apparente de tout ça sont susceptibles de vous dénoncer au cas où la pilule serait parfois trop dur avaler.

Soit on devient idiot, soit on devient paranoïaque. Les gens avec qui je parle me font de plus en plus comprendre que bien qu’il soit d’accord avec moi mes propos sont inacceptables.

Une autre solution, sans doute la bonne, est de devenir totalement indifférent. Ça doit être la centième fois que j’en arrive à la même conclusion mais c’est pas évident à faire. Je tiens un moment, le niveau de l’eau monte dans le barrage et plus j’attends pour ouvrir les vannes, plus c’est violent.

Compliqué

Nerf

Ma fille (14 ans) a jamais été vraiment facile mais depuis quelques mois elle dépasse carrément les limites de l’imagination. Elle est tellement chiante que s’en est presque comique.

Ma femme a beaucoup de mal à supporter et elle se dispute au moins une fois par jour, les bons jours ça se termine en lutte gréco-romaine, ma fille est plus grande mais ma femme a quelques kilos bien placées qui lui assurent une meilleure stabilité. Heureusement en général les disputes sont vites passées. Comme des respirations (ou plutôt des quintes de toux) dans la journée.

Je suis globalement assez coule et j’essaie autant que possible d’arrondir les angles et ma femme ne comprends pas mon attitude, mais en fait de la même manière qu’on a pas profité des années où ils étaient petits, chose dont je me rends compte maintenant, on le dira jamais assez mais les petits enfants c’est vraiment top et il faut essayer à mon avis de pas passer à côté de ces moments, même si ils font des caprices et qu’on est tout le temps fatigué, on me l’avait dit pourtant mais sur le moment je pensais que c’était normal et que ça irait de mieux en mieux, mon cul…, toujours est-il que c’est les dernières années où on est vraiment ensemble, et même si elle est chiante, il faut en profiter. J’ai la certitude que je regretterais aussi cette période dans pas très longtemps.

J’ai eu mon récital de piano hier, je me suis préparé comme un dingue, je jouais mon morceau (Schubert Op 142 no2 ) a peu prêt correctement, et ça a été un désastre. La seule chose que j’ai réussi c’est à ne pas quitter mon siège avant la fin, je voyais plus les touches, j’avais l’impression de pas jouer les bonnes notes, les mains qui tremblent. Une bonne expérience pour se remettre à sa place.

J’ai bien raconté ma vie. Pas sûr que ça soit plus intéressant que les photos…

Matsuri d’automne

Pour la première fois depuis 2019 le grand matsuri du quartier, le dernier de l’année avant le nouvel an a eu lieu. J’ai déjà dû en parler plusieurs fois dans ce blog mais il s’agit d’un rassemblement dans l’espace d’un sanctuaire (shintô) où des forains plus ou moins mafieux tiennent des stands de nourriture, boisson ainsi que des stands de jeu. Des jeux très rustiques qui n’ont pas évolué depuis l’enfance de ma femme au moins. La mixité sociale est assez impressionnante, il y a un spectacle de nô pour les intellectuels, dans les travées latérales c’est plus ou moins la beuverie, des groupes plus ou moins mixtes de jeunes adultes se retrouvent à cette occasion. Je ne rentrerais pas dans le détail au risque de passer pour un vieux libidineux. Des petits enfants en yukata avec leurs parents. Tout le monde est représenté. C’est un des événements qui permet de saisir la totalité de la société japonaise et son homogénéité.

Il faisait nuit et je n’a pris des photos que de très médiocre qualité. J’éprouve aussi un sentiment de gêne à prendre des photos dans ce genre d’occasion. Je perçois un accord tacite des arbres ou des bâtiments à être pris en photos, moins de la part des populations indigènes.