{"id":352,"date":"2011-01-11T14:06:29","date_gmt":"2011-01-11T05:06:29","guid":{"rendered":"http:\/\/rosenight.free.fr\/blog2\/?page_id=352"},"modified":"2011-01-11T14:06:29","modified_gmt":"2011-01-11T05:06:29","slug":"3-fables","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.rosenight.net\/?page_id=352","title":{"rendered":"3 fables"},"content":{"rendered":"<p>Trois fables de La Fontaine plut\u00f4t sympa.<\/p>\n<p><strong>La Mort et le Mourant<\/strong><\/p>\n<p>La Mort ne surprend point le sage ;<br \/>\nIl est toujours pr\u00eat \u00e0 partir,<br \/>\nS&#8217;\u00e9tant su lui-m\u00eame avertir<br \/>\nDu temps o\u00f9 l&#8217;on se doit r\u00e9soudre \u00e0 ce passage.<br \/>\nCe temps, h\u00e9las ! embrasse tous les temps :<br \/>\nQu&#8217;on le partage en jours, en heures, en moments,<br \/>\nIl n&#8217;en est point qu&#8217;il ne comprenne<br \/>\nDans le fatal tribut ; tous sont de son domaine ;<br \/>\nEt le premier instant o\u00f9 les enfants des rois<br \/>\nOuvrent les yeux \u00e0 la lumi\u00e8re,<br \/>\nEst celui qui vient quelquefois<br \/>\nFermer pour toujours leur paupi\u00e8re.<br \/>\nD\u00e9fendez-vous par la grandeur,<br \/>\nAll\u00e9guez la beaut\u00e9, la vertu, la jeunesse,<br \/>\nLa mort ravit tout sans pudeur<br \/>\nUn jour le monde entier accro\u00eetra sa richesse.<br \/>\nIl n&#8217;est rien de moins ignor\u00e9,<br \/>\nEt puisqu&#8217;il faut que je le die,<br \/>\nRien o\u00f9 l&#8217;on soit moins pr\u00e9par\u00e9.<br \/>\nUn mourant qui comptait plus de cent ans de vie,<br \/>\nSe plaignait \u00e0 la Mort que pr\u00e9cipitamment<br \/>\nElle le contraignait de partir tout \u00e0 l&#8217;heure,<br \/>\nSans qu&#8217;il e\u00fbt fait son testament,<br \/>\nSans l&#8217;avertir au moins. Est-il juste qu&#8217;on meure<br \/>\nAu pied lev\u00e9 ? dit-il : attendez quelque peu.<br \/>\nMa femme ne veut pas que je parte sans elle ;<br \/>\nIl me reste \u00e0 pourvoir un arri\u00e8re-neveu ;<br \/>\nSouffrez qu&#8217;\u00e0 mon logis j&#8217;ajoute encore une aile.<br \/>\nQue vous \u00eates pressante, \u00f4 D\u00e9esse cruelle !<br \/>\n&#8211; Vieillard, lui dit la mort, je ne t&#8217;ai point surpris ;<br \/>\nTu te plains sans raison de mon impatience.<br \/>\nEh n&#8217;as-tu pas cent ans ? trouve-moi dans Paris<br \/>\nDeux mortels aussi vieux, trouve-m&#8217;en dix en France.<br \/>\nJe devais, ce dis-tu, te donner quelque avis<br \/>\nQui te dispos\u00e2t \u00e0 la chose :<br \/>\nJ&#8217;aurais trouv\u00e9 ton testament tout fait,<br \/>\nTon petit-fils pourvu, ton b\u00e2timent parfait ;<br \/>\nNe te donna-t-on pas des avis quand la cause<br \/>\nDu marcher et du mouvement,<br \/>\nQuand les esprits, le sentiment,<br \/>\nQuand tout faillit en toi ? Plus de go\u00fbt, plus d&#8217;ou\u00efe :<br \/>\nToute chose pour toi semble \u00eatre \u00e9vanouie :<br \/>\nPour toi l&#8217;astre du jour prend des soins superflus :<br \/>\nTu regrettes des biens qui ne te touchent plus<br \/>\nJe t&#8217;ai fait voir tes camarades,<br \/>\nOu morts, ou mourants, ou malades.<br \/>\nQu&#8217;est-ce que tout cela, qu&#8217;un avertissement ?<br \/>\nAllons, vieillard, et sans r\u00e9plique.<br \/>\nIl n&#8217;importe \u00e0 la r\u00e9publique<br \/>\nQue tu fasses ton testament.<br \/>\nLa mort avait raison. Je voudrais qu&#8217;\u00e0 cet \u00e2ge<br \/>\nOn sort\u00eet de la vie ainsi que d&#8217;un banquet,<br \/>\nRemerciant son h\u00f4te, et qu&#8217;on fit son paquet ;<br \/>\nCar de combien peut-on retarder le voyage ?<br \/>\nTu murmures, vieillard ; vois ces jeunes mourir,<br \/>\nVois-les marcher, vois-les courir<br \/>\nA des morts, il est vrai, glorieuses et belles,<br \/>\nMais s\u00fbres cependant, et quelquefois cruelles.<br \/>\nJ&#8217;ai beau te le crier ; mon z\u00e8le est indiscret :<br \/>\nLe plus semblable aux morts meurt le plus \u00e0 regret.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;Homme et la Couleuvre<\/strong><\/p>\n<p>Un Homme vit une Couleuvre.<br \/>\nAh ! m\u00e9chante, dit-il, je m&#8217;en vais faire une oeuvre<br \/>\nAgr\u00e9able \u00e0 tout l&#8217;univers.<br \/>\nA ces mots, l&#8217;animal pervers<br \/>\n(C&#8217;est le serpent que je veux dire<br \/>\nEt non l&#8217;homme : on pourrait ais\u00e9ment s&#8217;y tromper),<br \/>\nA ces mots, le serpent, se laissant attraper,<br \/>\nEst pris, mis en un sac ; et, ce qui fut le pire,<br \/>\nOn r\u00e9solut sa mort, f\u00fbt-il coupable ou non.<br \/>\nAfin de le payer toutefois de raison,<br \/>\nL&#8217;autre lui fit cette harangue :<br \/>\nSymbole des ingrats, \u00eatre bon aux m\u00e9chants,<br \/>\nC&#8217;est \u00eatre sot, meurs donc : ta col\u00e8re et tes dents<br \/>\nNe me nuiront jamais. Le Serpent, en sa langue,<br \/>\nReprit du mieux qu&#8217;il put : S&#8217;il fallait condamner<br \/>\nTous les ingrats qui sont au monde,<br \/>\nA qui pourrait-on pardonner ?<br \/>\nToi-m\u00eame tu te fais ton proc\u00e8s. Je me fonde<br \/>\nSur tes propres le\u00e7ons ; jette les yeux sur toi.<br \/>\nMes jours sont en tes mains, tranche-les : ta justice,<br \/>\nC&#8217;est ton utilit\u00e9, ton plaisir, ton caprice ;<br \/>\nSelon ces lois, condamne-moi ;<br \/>\nMais trouve bon qu&#8217;avec franchise<br \/>\nEn mourant au moins je te dise<br \/>\nQue le symbole des ingrats<br \/>\nCe n&#8217;est point le serpent, c&#8217;est l&#8217;homme. Ces paroles<br \/>\nFirent arr\u00eater l&#8217;autre ; il recula d&#8217;un pas.<br \/>\nEnfin il repartit : Tes raisons sont frivoles :<br \/>\nJe pourrais d\u00e9cider, car ce droit m&#8217;appartient ;<br \/>\nMais rapportons-nous-en. &#8211; Soit fait, dit le reptile.<br \/>\nUne Vache \u00e9tait l\u00e0, l&#8217;on l&#8217;appelle, elle vient ;<br \/>\nLe cas est propos\u00e9 ; c&#8217;\u00e9tait chose facile :<br \/>\nFallait-il pour cela, dit-elle, m&#8217;appeler ?<br \/>\nLa Couleuvre a raison ; pourquoi dissimuler ?<br \/>\nJe nourris celui-ci depuis longues ann\u00e9es ;<br \/>\nIl n&#8217;a sans mes bienfaits pass\u00e9 nulles journ\u00e9es ;<br \/>\nTout n&#8217;est que pour lui seul ; mon lait et mes enfants<br \/>\nLe font \u00e0 la maison revenir les mains pleines ;<br \/>\nM\u00eame j&#8217;ai r\u00e9tabli sa sant\u00e9, que les ans<br \/>\nAvaient alt\u00e9r\u00e9e, et mes peines<br \/>\nOnt pour but son plaisir ainsi que son besoin.<br \/>\nEnfin me voil\u00e0 vieille ; il me laisse en un coin<br \/>\nSans herbe ; s&#8217;il voulait encor me laisser pa\u00eetre !<br \/>\nMais je suis attach\u00e9e ; et si j&#8217;eusse eu pour ma\u00eetre<br \/>\nUn serpent, e\u00fbt-il su jamais pousser si loin<br \/>\nL&#8217;homme, tout \u00e9tonn\u00e9 d&#8217;une telle sentence,<br \/>\nDit au Serpent : Faut-il croire ce qu&#8217;elle dit ?<br \/>\nC&#8217;est une radoteuse ; elle a perdu l&#8217;esprit.<br \/>\nCroyons ce Boeuf. &#8211; Croyons, dit la rampante b\u00eate.<br \/>\nAinsi dit, ainsi fait. Le Boeuf vient \u00e0 pas lents.<br \/>\nQuand il eut rumin\u00e9 tout le cas en sa t\u00eate,<br \/>\nIl dit que du labeur des ans<br \/>\nPour nous seuls il portait les soins les plus pesants,<br \/>\nParcourant sans cesser ce long cercle de peines<br \/>\nQui, revenant sur soi, ramenait dans nos plaines<br \/>\nCe que C\u00e9r\u00e8s nous donne, et vend aux animaux ;<br \/>\nQue cette suite de travaux<br \/>\nPour r\u00e9compense avait, de tous tant que nous sommes,<br \/>\nForce coups, peu de gr\u00e9 ; puis, quand il \u00e9tait vieux,<br \/>\nOn croyait l&#8217;honorer chaque fois que les hommes<br \/>\nAchetaient de son sang l&#8217;indulgence des Dieux.<br \/>\nAinsi parla le Boeuf. L&#8217;Homme dit : Faisons taire<br \/>\nCet ennuyeux d\u00e9clamateur ;<br \/>\nIl cherche de grands mots, et vient ici se faire,<br \/>\nAu lieu d&#8217;arbitre, accusateur.<br \/>\nJe le r\u00e9cuse aussi. L&#8217;arbre \u00e9tant pris pour juge,<br \/>\nCe fut bien pis encore. Il servait de refuge<br \/>\nContre le chaud, la pluie, et la fureur des vents ;<br \/>\nPour nous seuls il ornait les jardins et les champs.<br \/>\nL&#8217;ombrage n&#8217;\u00e9tait pas le seul bien qu&#8217;il s\u00fbt faire ;<br \/>\nIl courbait sous les fruits ; cependant pour salaire<br \/>\nUn rustre l&#8217;abattait, c&#8217;\u00e9tait l\u00e0 son loyer,<br \/>\nQuoique pendant tout l&#8217;an lib\u00e9ral il nous donne<br \/>\nOu des fleurs au Printemps, ou du fruit en Automne ;<br \/>\nL&#8217;ombre l&#8217;Et\u00e9, l&#8217;Hiver les plaisirs du foyer.<br \/>\nQue ne l&#8217;\u00e9mondait-on, sans prendre la cogn\u00e9e ?<br \/>\nDe son temp\u00e9rament il e\u00fbt encor v\u00e9cu.<br \/>\nL&#8217;Homme trouvant mauvais que l&#8217;on l&#8217;e\u00fbt convaincu,<br \/>\nVoulut \u00e0 toute force avoir cause gagn\u00e9e.<br \/>\nJe suis bien bon, dit-il, d&#8217;\u00e9couter ces gens-l\u00e0.<br \/>\nDu sac et du serpent aussit\u00f4t il donna<br \/>\nContre les murs, tant qu&#8217;il tua la b\u00eate.<br \/>\nOn en use ainsi chez les grands.<br \/>\nLa raison les offense ; ils se mettent en t\u00eate<br \/>\nQue tout est n\u00e9 pour eux, quadrup\u00e8des, et gens,<br \/>\nEt serpents.<br \/>\nSi quelqu&#8217;un desserre les dents,<br \/>\nC&#8217;est un sot. &#8211; J&#8217;en conviens. Mais que faut-il donc faire ?<br \/>\n&#8211; Parler de loin, ou bien se taire.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;Ours et l&#8217;Amateur des Jardins<\/strong><\/p>\n<p>Certain Ours montagnard, Ours \u00e0 demi l\u00e9ch\u00e9,<br \/>\nConfin\u00e9 par le sort dans un bois solitaire,<br \/>\nNouveau Bell\u00e9rophon vivait seul et cach\u00e9 :<br \/>\nIl f\u00fbt devenu fou ; la raison d&#8217;ordinaire<br \/>\nN&#8217;habite pas longtemps chez les gens s\u00e9questr\u00e9s :<br \/>\nIl est bon de parler, et meilleur de se taire,<br \/>\nMais tous deux sont mauvais alors qu&#8217;ils sont outr\u00e9s.<br \/>\nNul animal n&#8217;avait affaire<br \/>\nDans les lieux que l&#8217;Ours habitait ;<br \/>\nSi bien que tout Ours qu&#8217;il \u00e9tait<br \/>\nIl vint \u00e0 s&#8217;ennuyer de cette triste vie.<br \/>\nPendant qu&#8217;il se livrait \u00e0 la m\u00e9lancolie,<br \/>\nNon loin de l\u00e0 certain vieillard<br \/>\nS&#8217;ennuyait aussi de sa part.<br \/>\nIl aimait les jardins, \u00e9tait Pr\u00eatre de Flore,<br \/>\nIl l&#8217;\u00e9tait de Pomone encore :<br \/>\nCes deux emplois sont beaux : Mais je voudrais parmi<br \/>\nQuelque doux et discret ami.<br \/>\nLes jardins parlent peu ; si ce n&#8217;est dans mon livre ;<br \/>\nDe fa\u00e7on que, lass\u00e9 de vivre<br \/>\nAvec des gens muets notre homme un beau matin<br \/>\nVa chercher compagnie, et se met en campagne.<br \/>\nL&#8217;Ours port\u00e9 d&#8217;un m\u00eame dessein<br \/>\nVenait de quitter sa montagne :<br \/>\nTous deux, par un cas surprenant<br \/>\nSe rencontrent en un tournant.<br \/>\nL&#8217;homme eut peur : mais comment esquiver ; et que faire ?<br \/>\nSe tirer en Gascon d&#8217;une semblable affaire<br \/>\nEst le mieux : il sut donc dissimuler sa peur.<br \/>\nL&#8217;Ours tr\u00e8s mauvais complimenteur,<br \/>\nLui dit : Viens-t&#8217;en me voir. L&#8217;autre reprit : Seigneur,<br \/>\nVous voyez mon logis ; si vous me vouliez faire<br \/>\nTant d&#8217;honneur que d&#8217;y prendre un champ\u00eatre repas,<br \/>\nJ&#8217;ai des fruits, j&#8217;ai du lait : Ce n&#8217;est peut-\u00eatre pas<br \/>\nDe Nosseigneurs les Ours le manger ordinaire ;<br \/>\nMais j&#8217;offre ce que j&#8217;ai. L&#8217;Ours l&#8217;accepte ; et d&#8217;aller.<br \/>\nLes voil\u00e0 bons amis avant que d&#8217;arriver.<br \/>\nArriv\u00e9s, les voil\u00e0 se trouvant bien ensemble ;<br \/>\nEt bien qu&#8217;on soit \u00e0 ce qu&#8217;il semble<br \/>\nBeaucoup mieux seul qu&#8217;avec des sots,<br \/>\nComme l&#8217;Ours en un jour ne disait pas deux mots<br \/>\nL&#8217;Homme pouvait sans bruit vaquer \u00e0 son ouvrage.<br \/>\nL&#8217;Ours allait \u00e0 la chasse, apportait du gibier,<br \/>\nFaisait son principal m\u00e9tier<br \/>\nD&#8217;\u00eatre bon \u00e9moucheur, \u00e9cartait du visage<br \/>\nDe son ami dormant, ce parasite ail\u00e9,<br \/>\nQue nous avons mouche appel\u00e9e.<br \/>\nUn jour que le vieillard dormait d&#8217;un profond somme,<br \/>\nSur le bout de son nez une allant se placer<br \/>\nMit l&#8217;Ours au d\u00e9sespoir, il eut beau la chasser.<br \/>\nJe t&#8217;attraperai bien, dit-il. Et voici comme.<br \/>\nAussit\u00f4t fait que dit ; le fid\u00e8le \u00e9moucheur<br \/>\nVous empoigne un pav\u00e9, le lance avec roideur,<br \/>\nCasse la t\u00eate \u00e0 l&#8217;homme en \u00e9crasant la mouche,<br \/>\nEt non moins bon archer que mauvais raisonneur :<br \/>\nRoide mort \u00e9tendu sur la place il le couche.<br \/>\nRien n&#8217;est si dangereux qu&#8217;un ignorant ami ;<br \/>\nMieux vaudrait un sage ennemi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois fables de La Fontaine plut\u00f4t sympa. La Mort et le Mourant La Mort ne surprend point le sage ; Il est toujours pr\u00eat \u00e0 partir, S&#8217;\u00e9tant su lui-m\u00eame avertir Du temps o\u00f9 l&#8217;on se doit r\u00e9soudre \u00e0 ce passage. 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