Caricatural

Je ne suis pas vraiment au courant de ce qui se passe en France, de l’evolution de la situation dans les grandes villes, de l’ambiance, du ressenti des differentes composantes de la societe francaise. Je suis reste bloque 15 ans en arriere mais je ressens quand meme un certain malaise en ce qui concerne la decapitation de se professeur d’histoire geo (un fait divers en fin de compte un peu plus glauque que d’habitude) et ce qui a suivit.

Alors que le seuil de tolerance des autorites parait illimite quand il concerne ce qui se passe dans les banlieues pauvres francaise et qu’il semble meme preferable de minimiser systematiquement la situation voire de carremment l’occulter afin de preserver l’harmonie au sein de la societe et de ne pas envenimer une situation qui pourrait facilement degenerer a la guerre civile, chose que je peux eventuellement comprendre vu la difficulte du probleme. Les memes autorites, le meme cerveau pense utile de defendre le droit a caricaturer le prophete d’une religion fortement implanter dans notre pays, justement la religion des residents des banlieues qu’on ne voulait pas stigmatiser.

Sous pretexte que l’intolerance a la caricature serait une sorte d’obscurantisme, voire de betise, ce qu’on le droit de penser, on risque de mettre le feu a un tas de poudre qu’on semblait vouloir preserver a tout prix. Au prix de la tranquilite d’un nombre toujours plus important de nos concitoyens, au prix de tellement de chose qu’il serait difficile d’en faire la liste exacte.

Je n’ai aucune animosite envers le peuple musulman au contraire, je suis parfois envieux de cette foi encore vivace, de ce sentiment d’appartenance a quelque chose de plus qu’eux meme, a la communaute des croyants, la Oumma. Etant un agnostique irrecuperable ca me laisse un peu songeur et je pense qu’il idiot de tuer des gens parce qu’ils ont fait des caricatures, mais il me semble encore plus idiot de blesser la sensibilite d’un peuple sous pretexte qu’on a le droit de le faire, que c’est marrant, qu’ils sont idiots de mal le prendre. Ce sentiment de superiorite me semble vraiment malsain et deplace.

Je tourne un peu en rond, je n’ai pas d’argumentaire precis, il est tard, je sais qu’il y a au moins 30 fautes dans les quelques lignes que je viens d’ecrire et ca me deprime d’avoir a les chercher, du coup je vais me contenter de poster et reprendre une activite normale.

Suite

On est retourné dans le magasin de poisson et cette fois on était plus tranquille et j’ai profité de notre commande pour faire quelques photos. Je regrette de ne pas avoir d’images du système de distribution d’air.

C’est à mon avis un des magasins de poisson les plus roots de Tokyo.

Mort

Je demande à mon fils le sens d’une expression « izure » assez peu claire. La définition que j’avais sous les yeux paraît un peu dans tous les sens. Any, both, whichever, either… ca me parlait pas trop. Et le premier exemple qu’il me donne c’est « izure shinu, いずれ死ぬ » qui signifie « quoiqu’il arrive/tôt ou tard tu vas mourir. »

Je projette sûrement un peu, mais cet exemple donné si naturellement par un enfant de 8 ans me dit que soit il regarde trop la télé (ce qui est probable) soit que les japonais on un rapport à la mort plus simple. À son âge en tout cas la mort me terrifiait, la perspective de mourir en dernier (étant le cadet), mon fils semble envisager la mort comme une perspective normale (ce qui est le cas d’ailleurs).

Après je pourrais éviter les généralisations plus ou moins foireuses sur le Japon et les japonais mais en ce qui concerne le rapport à la mort on peut quand même se permettre de pointer quelques différences importantes.

Daiba

Sans raison claire j’ai ouvert un compte Instagram et du coup une de mes derniers raisons de poster de temps à autres sur mon blog a disparu. J’ai manqué de vista.

Voulant garder mes éventuels followers en haleine et obtenir des likes prouvant en partie ma non mort sociale je garde mes photos en réserve.

Je ferais bien d’arrêter tant que c’est encore possible cette aventure perdue d’avance. Je ne deviendrais pas une star des réseaux sociaux, un influenceurs suivi par des millions de fans (j’allais dire con, dérapage évité de justesse), alors qu’au fond de moi je sais que je le mériterais (quoi exactement ? Du stress supplémentaire).

Toujours est il que voulant partir en vacances et voulant en même temps suivre les recommendations de la ville nous sommes partie en vacances à Odaiba, célèbre quartier futuriste des années 2000 de Tokyo. L’ambiance est différente, la proximité de la baie, l’espace, on a passé un moment sympa en famille, des heures dans la piscine de l’hôtel. 36h a peine qui semble a chaud avoir eu l’effet escompté.

On est passé au Miraikan qui a été en partie reconverti en centre de sensibilisation au réchauffement climatique ce qui n’a rien de surprenant d’ailleurs. Les écoles doivent y envoyer leurs âmes plus ou moins sensibles recevoir la bonne parole.

Quelques photos prisent pendant ces courtes vacances.

Night

Les jours se suivent et se ressemblent. Difficile de faire une distinction claire entre la semaine et le week-end. Le temps personnel et professionnel. Je ne suis pas totalement sûr que le travail a domicile soit une évolution très positive. En tout cas elle comporte des éléments potentiellement problématiques.

L’idéal serait de travailler dans le quartier dans un espace de travail commun. Ce serait l’occasion éventuellement de rencontrer des gens du quartier. Ça permettrait aussi de ne pas contaminer la maison. Pas très sûr de moi sur ce point. Le fait de se déplacer pour aller travailler à aussi un intérêt. Psychologiquement en tout cas rester durablement dans un rayon de quelques kilomètres semble avoir des conséquences, une forme de repli sur soi.