Happyokai

Aujourd’hui c’etait le concert annuel de l’ecole de musique de Mia, il semblerait que la plupart de ces concerts aient lieu durant les grandes vacances d’ete ce qui est plus ou moins etrange, notamment dans la mesure ou l’annee commence en Avril et qu’en Juillet on ne peut pas vraiment montrer le travail d’une annee, c’est surtout vrai pour la premiere annee cela dit et c’est pas tres important. Le recital a commence par Mia dans un morceau a 4 mains avec moi et je me suis pas mal humilie mais bon apparament personne ne realise l’etendu du desastre, je n’avais pas joue en publique depuis une bonne quinzaine d’annees voire plus et j’ai ete pris d’une sorte de vertige, j’ai mis le pilote automatique et a la premiere fausse note tout s’est mis a deconne. Une vingtaine d’eleve environ on joue un morceau, ca a commence avec les petits et des trucs plus ou moins audible mais mignon, ensuite des moyens dont le niveau allait de vraiment pas terrible a pas mal, c’etait assez emmerdant comme peuvent l’etre ce genre de spectacle une fois que son enfant est passe, et l’avant derniere eleve n’avait pas l’air beaucoup plus avancee que les autres, habillee en collegiene sans effet de toilette particulier a la difference de la plupart des filles l’ayant precedees et elle se met a jouer la troisieme impromptu de Schubert (D899) parfaitement, c’etait un peu comme si soudainement on avait change de dimension.

Takeya saodake

Ça fait parti des trucs qu’on entend dans la rue des quartiers résidentiels au Japon, truc plus ou moins énervant notamment les camionnettes recycleuses ou lors d’élections surtout le dimanche matin à 8h quand on essaie de dormir (problème que je n’ai plus).

Il y a differents types de camionette avec differents type de chanson (en general c’est un peu chantant), il y a le livreur de Kerosene pour les chauffages en hiver, la pate douce grille, les produits a base de soja… et il y en a un qui chante carrement, une sorte d’incantation qui dit donc “Takeya saodake”, et qui etrangement semble vendre des barres metaliques pour mettre sur le balcon et faire secher les vetements. La necessite de vendre ce genre de truc dans la rue comme si c’etait un objet de consommation courante m’a longtemps depasse et en regardant sazaesan ce soir je viens de comprendre ce que veux dire “Takeya saodake” et peut etre meme pourquoi on livre ca dans les rues de cette maniere etrange. En fait ca veut dire en gros “Marchant de bambou, canne de bambou” et les barres pour faire secher le linge etaient (c’est le cas dans les vieux dessins animes) en bambou et avec le soleil, l’humidite tout ca, elles devaient finir par se fendre et il fallait surement les remplacer de temps en temps voire souvent, du coup ca fait sens de les livrer dans la rue comme un bien de consommation courant qu’elles etaient.

Apres pourquoi continuer a vendre ce genre de truc dans la rue alors qu’elles sont maintenant en Inox et qu’on les change tous les 10 ans ca se discute mais bon ca doit etre de plus en plus rare d’ailleurs maintenant que j’y pense ca fait un moment que je n’ai pas entendu passer un livreur de barre.

Putain ca faisait un moment que j’avais pas ecrit un post si authentiquement interessant qui justifie le titre de mon blog, une fois n’est pas coutume.