Harrassment

J’ai eu aujourd’hui, suite à une formation de prévention du harcèlement, une conversation intéressante avec une jeune collègue. Il y a déjà clairement (et malheureusement) une différence de génération entre nous et cette discussion en était d’autant plus intéressante. 

L’objet de ces formations est assez vague. En gros sensibiliser les employés aux différentes formes de harcèlement. Une nouvelle forme de harcèlement est apparue cette fois en plus du traditionnel Sexual Harrassment, le Gender Harrassment. Il s’agit en gros d’agir envers une personne en fonction de son genre. Le but semble être d’avoir une approche complètement neutre afin d’éviter de faire porter le poids du stéréotype de genre sur les frêles épaules de nos collègues. J’ai assez bruyamment réagit en expliquant que le seul moyen d’agir sûrement dans le monde de l’entreprise était sans doute de se comporter comme des robots asexués ce qui me semblait relativement difficile voire carrément dangereux. J’avais été chauffé par les réponses totalement irréalistes données par d’autres participants lors d’études de cas, genre si j’entends un mec dire un truc potentiellement homophobe je lui dis tout de suite de se taire, et autres actes de bravoure purement théorique. 

En sortant, ma collègue me sentant un peu chaud et prêt à poursuivre m’a indiqué que j’étais sexiste voire traditionaliste. 

En gros je suis d’accord pour dire que le fait que nous soyons monogame et hétérosexuel est quelque-chose de fondamentalement artificiel, une construction de la société. Selon moi la société à pour but essentiel d’organiser les relations entre les gens afin de maximiser ses chances de survie et elle doit pour cela contraindre les gens à vivre selon une certaine manière, mettre un curseur quelque part qui définit une norme, une orientation. Une société pour survivre doit assurer le renouvellement des générations et donner un niveau d’éducation correct et ascendant a ses enfants. La plupart des sociétés européennes sont dans une dynamique qui pose vraiment question, il n’y a plus de norme et les gens sans pression pour se marier et faire des enfants font ce que toute personne libre ferait, il jouisse autant que possible de leur jeunesse et ne font plus d’enfants (en tout cas statiquement plus assez). Je suis, bien sûr, pour les libertés individuelles et notamment sexuelles mais il me semble aussi normal et nécessaire que la société oriente la sexualité des gens pour que sauf cas de force majeur elle aille dans le sens d’une monogamie hétérosexuelle. Ce n’est pas un carcan ou une contrainte c’est un mal nécessaire, un repère doit les gens ont besoin pour se développer. Un peu comme la gravité permet aux arbres de pousser droit (je sais pas comment pousserait des arbres en apesanteur pour être honnête). 

J’ai conscience d’être un horrible réactionnaire mais le mouvement LGBT, l’abolition du genre qu’on nous demande de faire me semble extrêmement préjudiciable à l’avenir de nos sociétés. Afin de rendre la vie des minorités plus supportable (et je suis sûr qu’elle était et reste difficile) on mets la société en péril. C’est comme pour le mariage, la difficulté de divorcer forçait des couples qui se détestaient à rester ensemble souvent pour le pire mais la libéralisation du divorce et même ça généralisation à fait exploser le nombre de familles mono parentales ou recomposées. Avoir des frères et sœurs de son sang (j’ose) est devenu une exception (j’exagère). Pour secourir une minorité c’est la majorité qui a été touchée. Je ne doute bien entendu pas que le bonheur soit possible dans une famille monoparentale ou recomposée.

Les choses vont sûrement rentrer dans l’ordre d’elle même, les sociétés décadentes seront remplacées par des sociétés plus saines (ce qu’on observe déjà en Europe) mais à quel prix ?

Exilé

Toujours dans la même série, un autre mot japonais qui de mon point de vue (je n’ai pas de prétention en linguistique) indique quelque chose d’intéressant (à nuancer bien sur). Le concept d’exil ou d’asile politique par exemple se dit “boomei 亡命” et signifie littéralement : mort (bou 亡) du futur, du destin, de la vie (mei 命).

Étant moi même un genre d’exilé plus ou moins économique je crois comprendre de quoi il s’agit.