On force nos enfants à faire les choses comme nous l’entendons, la transition entre l’enfance ou un tel comportement des parents est obligatoire et l’adolescence ou il devient impossible est difficile, il faut lâcher du mou petit à petit, ça finit par devenir acrobatique. Mais je m’aperçois que sur un point j’ai continué à exercer une pression sans doute excessive. Quand mon fils rentre à la maison (phénomène de moins en moins prévisible) j’ai tendance à considérer comme normal qu’il réponde, qu’il parle, et forcer quelqu’un à parler si il en a pas envie relève clairement de la contrainte voire pire. Je me souviens que enfant ma mère me parlait au petit déjeuner ce qui m’exaspérais et me forçait à répondre sans tendresse voire avec violence alors que une seconde avant je n’avais pas d’animosité à son endroit. À méditer, mais il me semble souhaitable de vérifier la disponibilité de quelqu’un avant de lui asséner nos discours ou plutôt notre logorrhée.